Paris, cuivre et papier
Je dessine ce qui
va disparaître.
Des façades, des quais, des charpentes. Je relève au carnet, je grave au cuivre, et je tire à la presse — une quarantaine d'épreuves par planche, pas une de plus.
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Les planches
Tirages à la presse à bras, sur vergé et sur vélin. Chaque état est numéroté ; les cuivres sont rayés après le dernier tirage.
L'atelier
Une eau-forte se fait en quatre temps. Entre le premier et le dernier, il se passe de six semaines à trois mois.
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I
Le carnet
Sur place, au graphite, debout. Je relève les proportions et la lumière du jour ; le reste s'invente à l'atelier. -
II
Le report
Le cuivre est verni au noir de fumée. La pointe ouvre le trait dans le vernis, à l'envers — tout ce qu'on grave sortira retourné. -
III
La morsure
L'acide creuse les tailles découvertes. On arrête, on protège ce qui est assez noir, on remet au bain. Les gris se gagnent là. -
IV
Le tirage
Encre poussée dans les tailles, paume essuyée, papier humidifié la veille. La presse fait le reste, feuille après feuille.
Ce que je prends
Je travaille seul : trois commandes à la fois, pas davantage. Les délais ci-dessous sont ceux que je tiens.
Édition
Frontispice, bandeaux, hors-texte. Je travaille sur épreuves, avec le maquettiste, jusqu'au calage.
6 à 10 semaines
Presse
Une image par semaine, livrée en niveaux de gris et en couleur, aux formats de la maquette.
48 heures
Affiche
Dessin original, gravure ou report numérique selon le tirage. Je fournis les fichiers et je suis l'imprimeur.
3 à 5 semaines
Identité
Marque dessinée, vignettes, lettrines. Livrées vectorisées, avec les tailles minimales d'emploi.
4 à 8 semaines
M'écrire
Formulaire de démonstration — il n'envoie rien.